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Casiers et bouteilles consignés : comment ne plus perdre d'emballages

Mis à jour le 19 octobre 2026 · 3 min de lecture

Pour un distributeur de boissons, les casiers et les bouteilles vides sont de l'argent. Pourtant, ils sont rarement suivis aussi bien que les dettes. Résultat : chaque fin d'année, il manque des emballages, et personne ne sait où ils sont passés.

Où partent les emballages

Les pertes d'emballages sont discrètes parce qu'elles sont étalées sur des centaines de livraisons :

  • des vides qui restent chez le client « jusqu'à la prochaine fois », semaine après semaine ;
  • des casiers repris sans être comptés, ou comptés de mémoire ;
  • des casiers d'une marque rendus à la place d'une autre ;
  • de la casse jamais déclarée ;
  • un client qui ferme ou déménage avec les vides de son distributeur.

Chacun de ces cas est petit. Additionnés sur une année et sur tous les clients, ils représentent souvent des millions de francs.

La règle de base : un compte d'emballages par client

La dette en argent et la dette en emballages sont deux choses différentes, à suivre séparément. Pour chaque client et chaque type d'emballage (casier de 12, casier de 24, fût…), on tient trois chiffres :

Casier de 12Nombre
Livrés pleins depuis le début320
Repris vides depuis le début272
Solde chez le client48

Multipliez ce solde par la valeur de consigne pour voir l'argent en jeu. Avec une consigne de 3 000 F par casier, ces 48 casiers représentent 144 000 F posés chez un seul client.

À chaque livraison : compter devant le client

  1. Le commercial compte les vides repris devant le client, par type d'emballage.
  2. Il note les casiers livrés et les vides repris sur le bon ou le reçu.
  3. Le client voit son nouveau solde d'emballages sur ce reçu. S'il n'est pas d'accord, on le règle tout de suite, pas dans trois mois.

Ce dernier point est le plus important : un solde que le client voit à chaque livraison ne se conteste plus.

Choisir une politique et s'y tenir

Il existe deux pratiques courantes, et les deux fonctionnent si elles sont appliquées partout :

  • la consigne payée : le client paie la valeur de l'emballage à la première livraison et est remboursé quand il le rend ;
  • le prêt d'emballages : le client ne paie rien, mais son solde est plafonné. Au-delà du plafond, on ne livre plus de plein sans reprendre de vides.

Ce qui ne fonctionne pas, c'est un mélange décidé au cas par cas par chaque commercial. Le traitement comptable de la consigne est à voir avec votre comptable.

L'inventaire du parc, chaque mois

Une fois par mois, faites le compte complet :

Parc total = pleins au dépôt + vides au dépôt + emballages chez les clients + emballages chez le fournisseur

Comparez avec le parc du mois précédent, augmenté des achats d'emballages. L'écart, c'est votre perte du mois. Quand il apparaît chaque mois, on remonte vite à la zone ou au commercial où se trouve le problème.

Les clients à surveiller

  • les clients dont le solde d'emballages augmente à chaque livraison ;
  • les clients qui ne commandent plus mais gardent des emballages ;
  • les clients qui doivent des emballages sans devoir d'argent : ils passent souvent sous les radars, parce que les relances ne parlent que de dettes.

Les emballages suivis à chaque vente

Dans Nkap Track, le commercial note les vides repris au moment de la vente. Le solde de casiers et de bouteilles de chaque client s'affiche sur son reçu et sur sa fiche, valorisé en francs.

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